L´incertitude. La douleur.Je crois que cette blessure est une étape du Chemin, au même niveau que la Marche. Au même niveau que les rencontres humaines, si humaines.Je laisse les gens partir, nous nous suivions depuis une semaine déjà, et déjà nous pleurons de peut-être nous voir pour la dernière fois. Certains restent, la ville est si belle, si grosse comparée aux petits hameaux tranquilles et sans histoires (ni guichets automatiques). Il faut prendre son temps, il faut se rendre compte que le Chemin continue, continue même quand les pieds n´en peuvent plus et que l´on doit s´asseoir un temps - le Chemin continue jusqu´à Santiago, jusqu´au Finisterre, jusqu´au pas de la porte chez soi, jusque dans les bras de ceux qu´on aime et qu´on a quitté pour les retrouver au bout du Chemin.Je ne crois pas que mon Chemin soit fini. Y mettre fin, déjà, lorsqu´il est à peine commencé, lorsque je commence à comprendre, à voir...?
J´en suis incapable.